Sous-titres, transcription, langue des signes : que faut-il pour vos vidéos ?
Les trois ne servent pas les mêmes personnes et ne se remplacent pas. Voici comment choisir, et ce que la loi attend.
Les sous-titres
Ils s'affichent en même temps que la vidéo et retranscrivent la parole, mais aussi les informations sonores qui portent du sens : qui parle, une sonnerie, un rire, une musique qui change le ton d'une scène. Sans cela, une personne sourde reçoit les mots et perd le contexte.
Attention aux sous-titres générés automatiquement : ils se trompent sur les noms propres, la ponctuation et les termes métier. Un sous-titre faux est parfois pire qu'une absence de sous-titre, parce qu'il donne l'illusion d'avoir compris.
La transcription
C'est le texte complet, à lire séparément de la vidéo. Elle sert aux personnes sourdaveugles qui lisent sur une plage braille, à celles qui préfèrent lire plutôt que regarder, et à toute personne qui veut retrouver une information sans réécouter dix minutes d'enregistrement. Bénéfice secondaire : elle est indexable par les moteurs de recherche.
La langue des signes
Pour une partie des personnes sourdes, la langue des signes est la langue première et le français écrit une seconde langue. Des sous-titres corrects ne suffisent donc pas toujours, en particulier sur un contenu long, juridique ou technique. C'est là qu'une traduction en langue des signes a le plus de valeur : page d'accueil, conditions générales, information réglementaire, démarche à suivre.
Comment choisir
- Toujours : des sous-titres relus par un humain.
- Dès que la vidéo contient de l'information utile : une transcription.
- Sur vos contenus essentiels : une traduction en langue des signes.
- Si l'image montre une information non dite : une audiodescription, que je n'assure pas moi-même et pour laquelle je vous oriente.
Et la loi ?
Les référentiels demandent des alternatives aux contenus audio et vidéo : sous-titres synchronisés et transcription selon les cas. La langue des signes relève de la qualité de service rendue à vos usagers sourds plutôt que d'une obligation générale. Autrement dit : les deux premières vous mettent en conformité, la troisième vous rend réellement accessible.